Quand trop de voyage tue le voyage

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J’ai beaucoup hésité avant de publier cet article. L’écrire n’a pas été trop difficile même si ça m’a demandé du temps de mettre mes idées en ordre. C’est plus la question des réactions qui a ralenti la publication de l’article. Peut être que ne vais avoir aucune réaction. Peut être des incompréhensions voire des critiques. Peut être de l’approbation.  Bref, c’est pour moi que j’écris ici, je n’engage donc que mon opinion et comme en France on a encore le droit d’exprimer ce qu’on pense, c’est parti !
Prenez cet article comme vous voulez mais ne le prenez pas personnellement, je ne vise personne en particulier ;).

N’hésitez pas à commenter pour me dire ce que vous pensez de cet article 😉

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Donc.
En ce moment, et depuis quelques temps, j’en ai un peu marre des voyages. Je n’en ai pas marre de voyager. J’aime explorer le monde et aller voir ce qui se passe ailleurs. Non, c’est plutôt tout le reste, tout ce qu’il y a autour du voyage qui me lasse. Aujourd’hui,  j’ai l’impression que le voyage est devenu un phénomène viral. Il faut voyager. On dirait que c’est plus devenu une obligation qu’un plaisir. Quand je vois les listes de certains sur une année, je me demande s’ils tentent de battre un record.
Partout je vois une course. C’est la course à qui fera le plus de voyage, à celui qui se rendra dans les plus belles destinations, celui qui fera des choses trop cools, celui qui fera des choses en-dehors des sentiers battus…. A quel moment est-il devenu obligatoire de voyager ?
Comme l’a génialement dit Sacha Guitry « les voyages ça sert surtout à embêter les autres une fois qu’on est revenu ». Je rajouterais « ou lorsqu’on le vit ». La profusion de photos (dont je suis partie prenante) laisse à croire qu’on veut surtout dire « vous avez vu, moi aussi j’y étais ».

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La discussion pourrait prendre fin ici. Je clôture mon compte Instagram (qui est le pire endroit en matière de partage de voyages), je quitte tous les groupes Facebook liés à cette thématique, j’arrête ce blog et voilà le tour est joué. Plus de frustration, de lassitude, d’énervement, de ras-le-bol, d’envie face au voyage puisque je n’aurais plus les sources de ces sentiments négatifs sous le nez.

La question est : en ai-je réellement envie ?
La réponse est oui. Mais aussi non. Une vraie fille.

Oui j’ai par moments envie de me détacher de tout ce monde virtuel auquel je suis un peu trop accrochée. Ce monde qui n’est pas la vraie vie mais qui veut te faire croire malgré tout que c’est la vraie vie. Mais personne n’a envie de montrer sa vraie vie de tous les jours sur les réseaux sociaux. Ce qu’on veut montrer c’est du rêve. De l’aventure. Des expériences incroyables. Par ses courses, ses réunions au boulot ou ses problèmes perso. Ça tout le monde s’en fiche.

J’ai envie de partir en voyage sans penser à ce que je vais mettre sur les réseaux sociaux, sans me soucier de savoir si ma photo va plaire, si elle le bon cadrage, les bonnes couleurs, le bon éclairage, si elle fait envie, si elle est inspirante. Il y a quelques années, je prenais des photos sans ce soucis d’esthétisme et ça allait très bien dans ma vie. Aujourd’hui, quand je regarde les photos en question, je me dis que j’aurais pu faire des efforts sur la prise de vue. Je suis quasi persuadée que le fait de voir passer à longueur de journée des photos parfaitement instagrammables en est à l’origine. Oui, quand on voit ces photos parfaites prises partout dans le monde, nous aussi on a envie d’avoir les mêmes non ?

Mais aussi non. Non je ne veux pas quitter tous ces réseaux. Pas pour toujours. Déjà parce qu’ils sont une réelle source d’inspiration pour moi. L’envie d’aller en Slovénie, au Kirghizistan, en Russie ou en Islande est née de toutes les belles images que j’ai pu voir. Et parfois on rencontre virtuellement des gens cools avec qui échanger est un plaisir.

En ce moment, ce qui m’attire le plus, ce sont les destinations que je ne vois pas passer en long, en large et en travers sur internet. Je vois tellement certains pays de manière virtuelle que je n’ai aucune envie de m’y rendre. Les voir en long, en large et en travers, en été, en hiver, au printemps ou à l’automne, au soleil ou sous la pluie, ne donne pas envie d’y aller.

Pourtant aujourd’hui la grosse tendance c’est d’être un voyageur à part entière. Un vrai voyageur, celui qui va en dehors des sentiers battus, qui ne participe pas au tourisme de masse, qui vit un voyage authentique.
Le voyage authentique.Alors ça… Maintenant dès que je vois le mot authentique dans une conversation liée au voyage, j’ai envie de m’arracher les cheveux de désespoir (heureusement que j’en ai beaucoup sur la tête).
On en est à un point où les voyageurs/touristes (qui seront toujours ça et rien d’autre) pensent qu’en sortant des sentiers battus et en faisant la même chose que les locaux, leur voyage sera plus intéressant, plus authentique. Ile ne faut pas faire ce que les touristes font mais ce que les locaux font.
Breaking news les gars, vous resterez des touristes quoiqu’il arrive. Pour faire comme les locaux, il faut vivre avec eux et comme eux, pendant plusieurs mois ou plusieurs années. Pas trois jours. Vous êtes de passage dans leurs vies et allez repartir. Vous pensez vraiment qu’ils ne vont pas vous considérer comme des touristes, mais comme les leurs ? Oui, vous aurez droit à un accueil chaleureux et on vous ferra sentir comme à la maison, mais vous êtes un étranger, pas un local. Point. N’allez pas plus loin. Faire la croisière que font les locaux et non celle que font les touristes n’enlève pas votre étiquette de touriste. Ils restent, vous partez (et ne reviendrez très certainement jamais).

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Il parait que « le voyage est la plus seine des addictions ».  J’aurais tendance à dire que c’est plutôt le contraire. Moi c’est loin d’être le cas. Je suis euphorique avant de partir, au summum de l’extase sur place et je plane un peu en rentrant avant de sombrer dans une espèce de torpeur et de frustration en attendant de pouvoir payer les billets pour le prochain voyage. On dirait le comportement de quelqu’un accro, qui sait qu’elle va avoir sa dose, en profite quand elle l’a, plane un peu avant de redescendre.

Ne nous voilons pas la face, cette addiction à un coût (après il existe des solutions pour partir pour pas cher mais là n’est pas mon propos) et parce qu’elle engendre aussi un certain sentiment de frustration. On aura jamais l’impression de tout avoir vu dans un pays ou au contraire on aura l’impression d’être passé à côté d’un certain nombre de choses. Pour peu que vous manquiez des choses vues et revues sur les réseaux sociaux, alors là, votre sentiment de frustration sera multiplié par deux. Et puis une fois rentré, passé le sentiment de déprimé qui s’installe après chaque voyage, vous ne penserez qu’à une chose, repartir. Ces recherches pourront générer un certain sentiment de frustration, il y a tellement de pays à explorer sur terre, vous n’avez que cinq semaines de vacances par an et votre budget n’est pas illimité. Aïe aïe, comment faire ? Vous passerez des heures et des heures à chercher votre prochaine destination (mais attention hein, quelque chose d’original et d’authentique, pas un truc hyper touristique, très peu pour vous) et lorsque vous l’aurez enfin sélectionnée, il s’agira de chercher tout ce qu’il y a à voir sur place, vous ne voudriez pas faire tous ces kilomètres et dépenser tout cet argent et manquer quelque chose ?

Certains disent aussi que « la vie n’est pas faite pour être vécue au même endroit ». Donc si tu passes toute ta vie au même endroit tu l’as ratée? Pour la réussir il faut forcément avoir vécu dans 10 pays différents ? Ou partir tous les mois à l’étranger ? Quid des gens qui ne veulent pas forcément partir (pour des raisons qui leur sont propres ?). Ils ont raté leur vie ? Si tu vis à l’étranger tu seras forcément plus intelligent, intéressant, cool que ceux qui sont restés dans leur pays d’origine ? Et ceux qui n’ont pas les moyens de partir ? Non seulement ils sont pauvres mais leur vie est inintéressante ?

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Je me pose aussi des questions sur les tours du monde. Je vois de plus en plus de monde partir pour un tour du monde, mais à durée limitée dans 99% des cas.
C’est très bien. Mais la terre est vaste et les possibilités d’exploration par pays illimitées. Alors où est l’interêt de partir pendant 12 mois et de faire le plus de choses possibles ? Peut-on dire qu’on a fait le tour du monde en ayant vu 12 pays sur plus de 190 ? J’aurais tendance à penser que pour faire un tour du monde il faut passer par chaque pays (oui ok, certains ne sont pas hyper recommandables en ce moment), mais pourquoi dans ce cas ne pas dire qu’on fait un grand voyage à durée limitée ? C’est moins cool ? Faire physiquement un tour du globe ne rime pas avec un tour du monde au sens propre du terme

On dira aussi que « rester c’est exister, voyager c’est vivre ». Donc si tu ne sors pas de chez toi, tu ne vis pas,. Je plains les personnes qui n’aiment pas voyager (oui ça existe) ou qui n’ont pas les moyens de partir (oui encore). Ou que « rien ne développe plus l’intelligence que les voyages ». Après avoir visité 35 pays, je dois avoir une certaine forme d’intelligence non ? Par contre ceux qui n’ont pas voyagé les pauvres ils doivent être sacrément bêtes alors.
Certains vous diront également que « le vrai voyageur ne sait pas où il va ». Malheur à toi qui a des billets d’avion en poche, une liste d’hébergements réservés et qui sait ce qu’il a envie de voir sur place. Tu n’es pas un vrai voyageur, tu es un imposteur. Le vrai voyageur lui ne sait pas où il va, où il va dormir et ce qu’il va faire demain. Il se laisse porter et verra ce qu’il fait. Savoir tout ça ce n’est plus de l’aventure, c’est de la programmation, bouh que c’est triste.

Enfin il semblerait que « qui n’a pas quitté son pays est plein de préjugés ». Alors là celui qui a dit ça n’a jamais entendu ses compatriotes à l’étranger. Parce que quand j’entends les miens par moment, je me dis que les préjugés ont la vie bien sûre, où qu’on soit. Sans compter cette furieuse tendance à vouloir tout comparer à son pays d’origine. Ne le niez pas, on le fait tous :).

Voilà c’est bon, j’ai râlé, ça va mieux ;).

Allez, bisous.

Marion

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12 réflexions au sujet de « Quand trop de voyage tue le voyage »

  1. « Ecoute ton cœur. Il connaît toute chose, parce qu’il vient de l’Âme du Monde, et qu’un jour il y retournera. »

    Paulo Coelho

    Votre (ton)… Je ne sais plu (sourire)… Est intéressant. Je pense que l’on traverse tous ce genre de phase, d’interrogation ; et heureusement que l’on se questionne. C’est une attitude saine.

    Pour ma part, j’ai envie de partir. Toutes les conditions pour le faire et ce sur quelques mois sont réunies. Sauf deux ! Et oui, il fallait bien qu’il y ait quelque chose : Ma santé (1e point)

    Bref, cela fait un an et demi que je ne suis pas parti et psychologiquement j’en ai vraiment besoin. Mais le problème, c’est qu’il faut revenir et je n’en ai vraiment pas envie (2e point).

    Quant aux préjugés, laisse-les de côtés.

    Désolé si je suis un peu brouillon mais je suis un peu fatigué (beaucoup même).

    Excellent article Marion.

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    1. Merci beaucoup pour ton retour 🙂 (oui le tutoiement peut être utilisé, cela ne me dérange pas, au contraire).

      Je te souhaite de pouvoir bientôt partir en voyage, dès que cela sera possible sur tous les plans.
      Je peux comprendre le sentiment de ne pas avoir envie de revenir pour l’éprouver de temps en temps (parce que j’ai une ambiance particulière au travail et beaucoup de pression qui me donnent envie de tout plaquer par moment).
      Ma crise existentielle du moment finira bien par passer, peut être lorsque j’aurais en main mes billets pour ma prochaine destination (inconnue à ce jour).
      En tout cas il est certain que pour se préserver il vaut mieux mettre les autres de côté.
      Bonne soirée et bonne fin de semaine 🙂

      Aimé par 1 personne

      1. Merci pour ta réponse Marion.

        Ma ‘crise existentielle’, pour reprendre ton terme, dure depuis 36 ans.

        36 ans que je dois quitter la France et l’Europe et je suis toujours là… Coincé pour le moment.

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  2. Je suis bien d’accord avec toi. Je ne sais pas si je peux être considérée comme voyageuse pour beaucoup, car je n’ai quasiment jamais voyagé en dehors de la France, même si j’ai l’espoir que ça change.

    Je me considère tout de même comme voyageuse, car je voyage en France, parfois autour de chez moi, parfois plus loin… Pour moi le voyage n’est pas synonyme de superbes destinations, de villes que tout le monde veut voir, de peuple que tout le monde veut découvrir… Pour moi, le voyage, c’est l’aventure que chacun vit lorsqu’il se rend quelque part. Je trouve que le voyage est devenu une mode, dont je ne veut pas faire partir !

    Pour moi, le voyage, c’est découvrir un lieu inconnu, même s’il n’est qu’à 3 kilomètres de chez moi. C’est rencontrer et partager avec un autochtone, même s’il vit à 3 kilomètres de chez moi ! J’aime tellement vivre ces moments de découverte, et il y a pour moi autant de façon de le faire qu’il y a de personne dans le monde !

    Nous croulons aujourd’hui sous les publications des réseaux sociaux et on en oublie de vivre notre vie, à notre façon… Mon blog ne me sert qu’à montrer à ma famille les aventures dans lesquelles elle ne peut m’accompagner, et de temps en temps à me remémorer certaines aventures !

    Je n’ai qu’un conseil, suivre ce que l’on veut réellement, au fond de soi, sans aucune autre contrainte ! Pas de photo pour une sortie ? Pas de soucis, tout reste gravé dans ta mémoire !

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    1. Merci beaucoup pour ton retour 🙂
      Je suis convaincue que la France est un très beau pays et regorge de pépites. J’ai vu plein de belles choses qui me font prendre conscience que nous n’avons pas besoin de faire des milliers de kilomètres pour voir de belles choses et notre beau pays en est la preuve.
      D’autant plus que je vois des gens à l’étranger se considérer comme voyageurs sans vraiment l’être au final, à commencer parce qu’ils n’arrêtent pas de tout comparer avec la France…
      Le plus important c’est de faire ce qui te plait toi et je te souhaite plein de belles découvertes, où que tes pas te mènent 🙂

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  3. Merciiii beaucoup pour cet article plein d’honnêteté et de vérité (selon moi :)). Ca fait du bien de lire ça de quelqu’un qui voyage beaucoup, car je pense pareil, malgré les nombreux voyages à mon actif.
    Les voyages sont devenus tellement à la mode que c’est difficile de trouver une façon de voyager qui nous corresponde sans qu’on soit directement jugé.e.s. Moi j’adore organiser à l’avance : du coup je suis une grosse nulle car je suis pas spontanée… Je voyage à petit budget : du coup je loupe plein de trucs car je fais des activités gratuites et je mange pas dans un tas de restos…
    Maintenant il y a en plus la culpabilisation écologique : « ah mais tu te dis écolo mais tu prends l’avion pour voyager hein!! »…
    C’est de plus en plus difficile de se retrouver vraiment, de respecter ses envies – parfois je ne sais même plus ce dont j’ai VRAIMENT envie ou ce dont j’ai envie parce que je suis influencée par ce que je lis et vois sur les réseaux sociaux. J’ai l’impression qu’on rentre toujours dans une case car tout est devenu à la mode : que ce soient les voyages sur un coup de tête, les voyages bien organisés, les escapades d’un weekend et les longues virées, les road trips, les PVT, les voyages seuls, les voyages en couple, les voyages en famille, les voyages entre potes, les tours du monde, les retours à la nature et les excursions urbaines, les départs à l’autre bout du monde et les (re)découvertes de sa région… tout est cliché maintenant, alors quoi qu’on fasse on sera comme tout le monde, au final 😉
    J’aimerais bien faire une réponse à ton article pour parler du sujet également, malgré ma tonne d’articles en brouillon, ça m’inspire bien ^^

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    1. Merci à toi pour ton retour 🙂
      Quoiqu’on fasse on est jugés, mais c’est encore plus vrai avec les voyages… Tout le monde fait la même chose mais ça fait trop mal de se le dire 😀 Quand je vois des gens chercher (par exemple) des nuits à la belle étoile dans le désert de Wadi Rum en Jordanie pour vivre une vraie expérience avec les bédouins, je rigole intérieurement. Tout le monde veut faire ça et c’est tout sauf authentique. Et ça vaut pour plein de pays.
      Je ne sais pas encore où je vais aller en 2019 mais j’ai déjà décidé de voyager moins et mieux : faire moins de pays mais y passer plus de temps. Je devrais donc me rendre dans 2/3 destinations, dont une déjà visitée deux fois si tout va bien, et ça me rendra parfaitement heureuse 🙂
      Mais c’est vrai qu’à l’heure des réseaux sociaux où tout est uniformisé (et c’est à pleurer), on a vite fait de se sentir pas normal(e)/pauvre/pas cool/avec une vie pas intéressante… Enfin bref, je pourrais parler du sujet pendant des heures :D. Si tu écris un article, je le lirai avec grande attention 🙂

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  4. Quel excellent article. Je suis dans la même réflexion que toi depuis quelques temps. D ailleurs je fais une pause Instagram car je n en peux plus en ce moment. Cette course à qui va faire le plus de voyages dans l année me fait bien rire, que voient ils sur place. Je me rappelle d un couple qui a fait la Corse en 10 jours, wow moi il me faudrait au moins 1 mois. Comme tu le dis je prefere moins voyager mais mieux et j ecoute mon instinct pour aller là où je veux.
    Continu comme ceci

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  5. J’ai lu avec intérêt ton article et je comprends tres bien ce que tu veux dire. Mon avis est qu’il y a autant de modes de voyager (et de raisons de voyager) qu’il y a de voyages. Tout dépend de ce que chacun attend de son périple, pourquoi il le fait et s’il a quelque chose à prouver.

    Pour ma part je pars en voyage à durée indéterminée en janvier, et en dehors des raisons classiques de : je veux découvrir le monde, les cultures etc etc je pars surtout pour me découvrir moi même. Un an ? Deux ? Plus ? Je n’en sais rien. Mais je sais que sortir de ma zone de confort ne peut que m’être bénéfique. Ce sera ma quête du graal personnelle.
    Je pense que chacun de nous est différent, certaines personnes éprouvent du plaisir à partir, mais d’autres ont leurs racines bien profondes. C’est un choix de vie, une question de personnalité aussi.
    Nous n’avons pas tous les mêmes besoins ni les mêmes attentes. Cela dit ne pas voyager ne fait pas d’une personne quelqu’un de bête et renfermé. Tout comme voyager ne rend pas quelqu’un plus intelligent qu’il est.
    Il y a des gens qui voyagent pour nourrir leur Instagram, d’autres pour partager avec les leurs, d’autres pour eux mêmes.
    Tout est une question de perspective et de filtres personnels 🙂
    Dans tous les cas j’ai pris plaisir à lire tes questions existentialistes. Continue ainsi !

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