Etudier à l’étranger dans le cadre de ses études.

Au cours de mes études j’ai eu l’immense chance de vivre deux fois à l’étranger :
– 10 mois en Roumanie dans le cadre du programme Erasmus (2011/2012).
– 2 mois et demi à Los Angeles dans le cadre de mon stage de fin d’études (2013).

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Deux expériences totalement différentes mais qui m’ont énormément apportées, à tout point de vue. Je n’en retire que des choses bénéfiques et encore aujourd’hui je suis convaincue qu’il s’agit de mes plus belles expériences ! Si je n’ai qu’un conseil à donner, c’est de partir dès que vous en avez l’opportunité ! Que ça soit ailleurs en France, en Europe, ou dans le reste du monde, pour un court ou un long séjour, partez ! Ça ne peut que vous apporter de bonnes choses, croyez-moi :). Je suis même pour rendre obligatoire les séjours à l’étranger dans le cadre scolaire ;).

P.S : je partage des expériences qui datent un peu. Ce que je peux dire pour les raconter n’est peut être plus d’actualité aujourd’hui du fait d’une évolution des systèmes évoqués.


374163_3587534654409_1522756463_n.jpgErasmus en Roumanie 
Bucarest : septembre 2011
Iasi : octobre 2011 à juin 2012
(voir mes articles à ce propos ici)

Contexte : master 1 droit privé général en Erasmus à l’université Alexandru Ioan Cuza de Iasi.

Partir en Erasmus en Roumanie est la meilleur décision de ma vie. Vraiment. Oubliez tout ce que vous pensez à propos de ce pays, j’ai vécu parmi les meilleurs moments de mon existence.

L’idée de partir en Erasmus a commencé à germer en 2010 lors de ma troisième année de droit. J’avais envie de partir de Bordeaux que je n’avais jamais quittée. J’avais envie de voir autre chose après ma licence. J’ai entendu parler d’Erasmus via un affichage dans les couloirs de la fac. Je me suis renseignée, j’ai monté un dossier, passé un test d’anglais et youhou j’ai été autorisée à partir !
Il a fallu que je fasse 3 voeux. Dur dur de se décider face à toutes ces destinations ! J’ai privilégié une destination anglophone où je pouvais partir 1 an. Ce qui excluait l’Espagne, le Portugal, l’Italie, l’Allemagne et la Grèce (6 mois à Athènes et pas un de plus).
Après beaucoup d’hésitations, j’ai choisi : Oslo, Cracovie et Birmingham.
Et oui, je n’avais pas choisi le pays où je suis finalement partie. Mais pourquoi donc ?
A l’époque ils étaient malins à la fac de droit de Bordeaux. Pour éviter que nous nous écharpions sur le choix des destinations ils ont mis en place un système de classement prenant en compte nos notes, nos éventuelles mentions, nos éventuels redoublements ou rattrapages… Et comme je n’ai pas été très brillante durant mes deux premières années de droit (chiantes car trop généralistes à cette époque) mais que je me suis rattrapée sur la troisième, j’ai eu un peu de choix sur ma destination mais celles que j’avais sélectionnées ont été choisies par des gens mieux classés. C’est le jeu ma pauvre Ginette. J’avais encore le choix entre la Belgique (Liège), la Hongrie (j’ai oublié quelle ville), la Pologne (Wroclaw), la Turquie (qui ne m’intéressait pas à l’époque, shame on me) et la Roumanie.
ll y avait déjà quelqu’un de positionné sur la Roumanie mais pas les autres destinations et après avoir regardé rapidement internet, j’ai choisi Iasi. Je me suis dit qu’au moins je ne serais pas seule sur place même si je ne connaissais pas du tout celui avec qui j’allais partir. Coucou Adrien :D.

J’ai donc choisi de partir dans ce pays sans rien connaitre à son propos si ce n’est sa mauvaise réputation, injustifiée et injuste. Je ne connaissais pas du tout ce partie de l’Europe, jusque là je n’étais allée qu’en Espagne, en Angleterre et en Belgique. Et oui, je n’ai pas toujours été une aventurière ;).
J’ai tout entendu avant de partir, ai eu droit à plein de blagues en tout genre mais je suis partie ! La veille de mon départ je ne réalisais pas ce qui m’attendais.

Sur place :

L’aspect financier : je suis partie avec deux bourses : ma bourse du CROUS et une bourse octroyée par la région. J’ai vécu avec 800€ par mois ce qui était très bien pour la Roumanie pour l’époque, le coût de la vie étant moins élevé qu’en France.

La vie d’Erasmus : la vie d’Erasmus c’est cool. La vie d’Erasmus en Roumanie c’est encore mieux. Je vivais dans une résidence étudiante où se trouvaient la plupart des Erasmus et partageait ma chambre avec Violeta, une espagnole. On payait 100€ par mois pour cette résidence avec cuisine et service de lavage. Au niveau des cours, on ne peut pas dire que j’ai été submergée ce qui m’a permis de voyager, sortir et de m’en tirer avec un master 1 mention très bien. C’était une chouette vie, hors du temps, une vraie bulle. Ce n’était pas la vraie vie, on savait que ça serait temporaire et c’est aussi pour ça que nous en avons autant profité. Si nous ne l’avions pas fait nous l’aurions regretté. Je ne regrette aucun moment passé sur place, et si c’était à refaire je signe de suite (mais il est possible que je sorte moins ).

La vie en Roumanie : j’ai aimé vivre dans ce beau pays qui a plus à offrir que ce que vous pensez. La vie y est agréable quand on a de quoi vivre correctement (comme partout vous me direz). Je reconnais avoir eu une vie très privilégiée que bon nombre de roumains n’ont pas et c’est aussi pour ça que j’ai encore plus apprécié ce que j’avais.
Il est vrai que je ne me suis pas hyper investie pour apprendre le roumain mais j’ai quand même fait des belles rencontres avec quelques locaux. Si je n’étais pas partie à cette occasion, je ne saurais dire si j’y serais allée pour un court séjour touristique. J’ai appris à connaitre ce pays, sa passionnante histoire, sa culture… Comme partout le pays a ses qualités et ses défauts mais rien ne m’a rebutée et je n’exclurai pas d’y vivre à nouveau si j’en avais l’opportunité :).

Le bilan : vous l’avez compris, je n’ai aucun regret ! Si ce n’est de ne pas être encore retournée en Roumanie depuis mon départ. Les souvenirs liés à ce pays sont tellement spéciaux que j’ai peur que quelque chose ne se casse si j’y retourne avec d’autres personnes que celles avec qui je les ai partagés… Mais c’est vraiment dur de trouver une date commune à tous avec nos vies actuelles. J’y retournerai c’est sûr mais reste à savoir quand…

Comment partir en Erasmus à l’étranger 

Afin d’avoir toutes les informations nécessaires pour partir, et surtout les bonnes, je vous conseille de vous rapprocher du bureau des relations internationales (ou tout autre équivalent) de votre université ou de votre établissement. Les conditions pour partir peuvent varier d’un endroit à l’autre, j’en ai eu la preuve !
Le site officiel devrait également vous donner toutes les informations dont vous avez besoin.


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Stage de fin d’études au consulat de France de Los Angeles 
mai à août 2018

Contexte :

Les Etats-Unis en font rêver plus d’un et nombreux sont ceux qui souhaitent y vivre ! J’ai eu la chance d’avoir un avant-goût pendant quelques semaines de ce qui pouvait être la vie américaine, et plus précisément la vie californienne !

En rentrant de mon année d’Erasmus en Roumanie, j’ai enchainé sur un master 2 affaires européennes et internationales, option juriste européen. Master qui pour être validé devait être complété en plus des cours d’un stage d’un minimum de 3 mins. Peu importe où du moment qu’il avait un lien avec l’Union Européenne ou le droit européen.
Encore nostalgique de mon expérience en Roumanie et ayant adoré vivre à l’étranger, j’ai orienté mes recherches vers le ministère des affaires étrangères pour faire mon stage, en consulat ou en ambassade. Ce ministère a le mérite d’offrir un certain nombre de stages à l’étranger, de courte (2 mois) ou longue durée (6 mois). J’ai ciblé les offres pour les pays anglophones et correspondant à mon profil. J’ai bien entendu exclu les stages demandant des compétences particulières que je n’avais pas. Si je trouvais un seul stage de 2 mois je me suis dit que je pourrais toujours compléter avec un second stage.

J’ai donc postulé à la représentation permanente de la France à l’Union Européenne à Bruxelles, à l’ambassade de France de Prague et au consulat de France de Los Angeles. Quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai appris que c’est sur cette offre que j’avais été retenue ! Je me rappelle encore de la scène : je mangeais chez moi pour le déjeuner, je regardais mes mails et ma main est restée à mi-chemin entre mon assiette et ma bouche quand j’ai vu la bonne nouvelle ! LA quoi ! La ville des stars et la vie californienne s’ouvraient à moi !

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Sur place

La vie à Los Angeles : vivre à LA c’est cool. Vraiment cool. Le temps est vraiment très agréable, vous êtes au bord de l’océan (ok, cela dépend du quartier où vous vivez), il y a plein d’endroits à visiter et des palmiers partout… Pas le temps de s’y ennuyer ! Son gros bémol reste sa taille, sans voiture, vous déplacer demandera un peu de temps ! J’ai tout fait en bus et à pieds, ça m’a permis de vraiment découvrir la ville mais quelle perte de temps par moments ! Le réseau des bus n’est pas des plus simples et il faut un peu de temps pour l’apprivoiser.
J’ai vraiment l’impression d’avoir vécu comme une locale pendant ce court séjour puisque j’avais ma petite routine quotidienne : travail la semaine et visites/repos le weekend. J’ai adoré cette ville que je ne pense pas être impersonnelle, ce que beaucoup lui reprochent. Elle a beaucoup de caractère et saura ravir ceux qui sauront aller au-délà des temps de trajet parfois longs.

L’aspect financier: le nerf de la guerre ! Mon stage de deux mois n’étant pas rémunéré, je remercie ma banque familiale, aka mon père, de m’avoir prêté l’argent nécessaire pour y aller. Certes je suis encore en train de le rembourser aujourd’hui mais c’est sans intérêts !
Je n’ai pas trouvé la vie hyper chère mais elle n’est pas donnée non plus. De mémoire, le bus n’est pas très cher et on peut se nourrir tout à fait correctement sans laisser un bras à chaque repas, sans compter le choix au niveau des supermarchés !

Comment partir en stage à l’étranger via le ministère des affaires étrangères 

Les modalités ayant changées depuis mon départ, vous trouverez toutes les informations sur le site du ministère des affaires étrangères en cliquant sur ce lien !

 

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10 réflexions au sujet de « Etudier à l’étranger dans le cadre de ses études. »

      1. Je suis heureuse de voir qu’il y a des échanges universitaires, ça permet de changer la mauvaise réputation que la Roumanie a.
        Je suis née à Galati, à l’est près de la frontière avec la Moldavie.
        ☺️ Eh bien tu as raison vas-y et régale toi !

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      2. Je n’y suis pas allée mais je connais de nom.
        Beaucoup de personnes de mont entourage m’ont dit que leur opinion du pays avait changée grâce à toutes les photos que je partageais sur Facebook. Encore aujourd’hui je recommande d’y aller dès que j’en ai l’occasion 🙂

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      3. Eh bien merci à toi !! Malheureusement en France on sait si peu sur ce beau pays ! Les gens se concentrent exclusivement sur les Roms et jugent à tord et à travers…
        Malheureusement à mon arrivée en France j’en ai fait les frais.
        Galati n’est pas une très belle ville, c’est une fille combinat (ville usine !) donc pas très attrayant.

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