Cessons d’utiliser les animaux à des fins touristiques

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Bonjour !

Un article aujourd’hui dédié à une cause qui me touche particulièrement, celle de l’utilisation, ou plutôt devrais-je dire de l’exploitation, des animaux à des fins touristiques.

Aimant les animaux, j’ai mal au coeur chaque fois que j’en vois un non libre de ses mouvements. Je suis indignée par les traitements qui leur sont infligés pour notre plaisir personnel. Imaginez la situation inverse 30 secondes et demandez-vous si c’est normal. La réponse est non. On ne ferait jamais aujourd’hui à un adulte, un enfant, un vieillard ce qu’on fait aux animaux. Pourtant, ce sont aussi des êtres humains intelligents, sensibles, qui comprennent parfaitement ce qu’on leur fait subir. Et vous n’aimeriez pas qu’on vous le fasse. Alors ne contribuez plus à l’exploitation de ces pauvres animaux qui veulent juste vivre leur vie tranquillement et n’ont rien demandé à personne, que ce soit au quotidien ou en voyage.

Il y a hélas des pays où la question du bien-être animal n’est pas au coeur des priorités et où les habitants n’ont pas conscience de ce qu’ils font, ou pire, qui s’en fichent. C’est évidemment très regrettable mais avant d’aller sensibiliser les locaux d’un pays tiers, je préfère commencer par mes compatriotes et mes lecteurs francophones.


Qu’est-ce que l’exploitation d’un animal à des fins touristiques ? 🦁

Il s’agit de priver un animal de sa liberté de mouvement, de l’enlever de son milieu naturel et de l’utiliser pour des activités à destination d’un public touristique. Contre quelques euros, il sera possible de les voir faire des choses qu’ils ne font pas naturellement (jouer dans un spectacle par exemple) ou de nous approcher d’eux plus facilement qu’en pleine nature.

Aujourd’hui, on estime à 550 000 le nombre d’animaux exploités pour le plaisir de nos appareils photos et de nos téléphones. Ce secteur touristique représente environ 250 millions de dollars et est une source de revenus non négligeables, notamment pour les pays en voie de développement.


Quelles attractions destinées aux touristes relèvent de l’exploitation animale ? 🐵

L’imagination humaine est sans limite et se renouvelle sans cesse. Parmi les classiques, on peut notamment citer :

  • Une balade à dos d’animal : éléphant, âne, chameau ou dromadaire
  • Une balade en calèche
  • Pouvoir faire un selfie avec un animal sauvage
  • N’importe quel spectacle avec un animal, y compris dans les cirques
  • Nager avec des dauphins
  • Marcher avec des animaux sauvages
  • Manipuler des animaux : serpents, tortues
  • Pénétrer dans l’enclos d’un animal
  • Les fermes de café de civette


À partir de quand peut-on estimer qu’un animal est utilisé à des fins touristiques et est maltraité ? 🐘

  • Il fait des choses qu’il ne ferait pas naturellement. Il peut avoir été battu à cette fin.
  • Il ne peut pas se déplacer librement.
  • Il n’a que très peu d’espace où vivre.
  • Il parait manifestement apeuré ou malheureux.
  • Il ne parait pas en bonne santé (amorphe, amaigri, traces de coups).

Faire une activité avec un animal, c’est cautionner tout ça. Vous pensez faire une bonne action et faire vivre le propriétaire de l’animal et ce dernier ? Vous faites surtout vivre le premier, le second subit sa vie. Oui, si le premier ne gagne pas d’argent il ne pourra pas nourrir le second, mais il y a quand même d’autres moyens de gagner sa vie non ? Les chevaux qu’on fait stationner toute la journée en plein centres-villes, au milieu des pots d’échappement et de la pollution seraient bien mieux dans un champ non ?
Se pose bien sûr la question du devenir des animaux en cas de cessation des activités. Malheureusement, tous ne sont pas sauvés et certains meurent abandonnés lorsque l’activité cesse. C’est d’autant plus affreux, mais si l’activité cesse, d’autres ne subiront pas le même sort.


Comment boycotter ces attractions ? 🐬

Il existe quelques gestes simples. En s’y mettant collectivement, on peut obtenir des résultats !

  • Refuser de monter sur le dos d’un animal
  • Refuser de poser à côté d’un animal
  • Ne pas prendre d’animal dans ses bras
  • Ne pas suivre un animal pour le prendre en photo
  • Signaler sur internet les sites où sont exploités des animaux
  • Refuser de payer pour voir un animal de près


Voir des animaux malgré tout 🐫

Si vous voulez absolument voir des animaux, je ne peux que vous encourager à choisir des activités où ils sont libres, ne dépendent pas des hommes pour se nourrir et ne vivent pas entre 4 murs. Voir des animaux de manière respectueuse ne pourra se faire que si vous n’avez pas de contact avec eux, sans forcer le contact. Le singe sur la photo en tête de cet article a été vu dans la nature et j’ai utilisé mon zoom au maximum pour le prendre en photo, ne voulant pas m’approcher trop près.

Attention également aux initiatives en apparence heureuse. Je pense à la Thaïlande où les spectacles avec des éléphants sont de plus en plus boycottés par les touristes. Les pauvres sont redirigés vers des fermes où en apparence ils sont libres mais restent malgré tout sous la coupe de l’homme.

Vers une amélioration de la situation ? 🐢

Aujourd’hui, ce phénomène d’exploitation est connu avec toutes les informations à ce sujet. Les initiatives se multiplient en faveur du bien-être animal et de plus en plus de personnes ont conscience de ce qui se passe. On peut notamment citer en France un arrêté ministériel interdisant la reproduction et l’échange entre parcs des cétacés présents dans le pays. Une évolution qui devrait enfin faire disparaître les delphinariums sur notre territoire. Il reste encore beaucoup à faire mais les choses avancent petit à petit !

Mon expérience en la matière 🐊

Je ne suis pas blanche comme neige, loin de là et je le regrette profondément. En 2017 lors de mon séjour à Marrakech, j’ai fait une balade à dos de chameau pendant 45 minutes pour découvrir la Palmeraie. Cela faisait partie d’un petit circuit organisé par mon hôtel pour me faire découvrir les points principaux de Marrakech en-dehors de la Médina. Non seulement je n’ai pas aimé l’endroit, triste à mourir avec tous ces palmiers disparus ou en fin de vie, mais j’ai culpabilisé comme jamais durant cette balade. La pauvre bête, Shakira de son petit nom, a au moins pu marcher (mais pas où elle voulait hein) pendant 45 minutes et se dégourdir les pattes mais bon. Le reste du temps elle est attachée et ne peut pas bouger (faudrait pas qu’elle s’échappe non plus). Notons qu’en 2012 j’avais fait une mini-balade avec un chameau en Turquie sans ressentir une once de culpabilité. Il parait qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Aujourd’hui, je fuis donc tout ça et je partage régulièrement des informations à ce sujet afin de sensibiliser autour de moi !

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2 réflexions au sujet de « Cessons d’utiliser les animaux à des fins touristiques »

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